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La théorie de la mauvaise évolution

Publié par dans Torah ·
Tags: catholiquereligioncainetabelévolution

De l’homme religieux à la bête.

Quatre types d’enfants sont énumérés lors de la soirée de la pâque juive : Le sage, l’impie, le simplet et celui qui ne sait pas poser de questions.
Est considéré comme impie celui qui s’exclue volontairement de l’ensemble.

L’histoire de Caïn et Abel est celle de deux religieux qui voulaient plaire à leur créateur, et qui s’y investirent de deux façons différentes.

«la marche du progrès» sur un mur à Téhéran.

Les deux servaient un même D. mais par deux cultes distinct ; Pendant un instant, pour une raison précise, le culte de Caïn déplût à celui d’Abel, alors, il le tua.


Si ce scénario date de plus de 5500 ans, l’Homme fait toujours face aux mêmes problématiques : des cultes différents, des religions qui ne jouent plus leurs rôle essentiel : celui du religare latin, elle ne relie plus, elle détache.
Des lors, selon le judaïsme, le « sage » d’une religion de l’exclusion devient l’ « impie » de la religion qui relie.
Pourtant le texte nous l’explique : (Genèse
4 :7) « Si tu t'améliores, tu pourras te relever, sinon le Péché est tapi à ta porte: il aspire à t'atteindre, mais toi, sache le dominer! »
Le péché est à ta porte, il prend la forme de quelque chose que tu connais, il s’adapte.
Ainsi, nous avons pu observer à travers l’histoire, d’innombrables crimes commis au nom de la religion : les croisades, l’inquisition, guerre de religions, Djihad islamique…
Cependant, bien que le péché soit tapi à sa porte, chacun à la capacité de le surmonter, puisque le texte nous le dit, sache le dominer : c’est une sagesse (à développer) que de se connaitre assez bien pour dépasser son penchant au mal.
Enfin, « Quiconque me trouvera me tuera ! » (Verset 14) L’exégète français Rachi explique :
« Il s’agit des animaux domestiques et des bêtes sauvages. Quant à d’autres êtres humains dont il aurait eu à avoir peur, il n’en existait pas encore, si ce n’est son père et sa mère, mais il ne craignait pas qu’ils le tuent. Il a dit : « Jusqu’à présent toutes les bêtes avaient peur de moi, ainsi qu’il est écrit : “que votre crainte et votre terreur soient sur tous les animaux de la terre” (infra 9, 2).
Désormais, à cause de cette faute que j’ai commise, les bêtes ne me craindront plus et elles me tueront ». Aussitôt « D. marqua Caïn d’un signe », rétablissant son ascendant sur les animaux.
»
Ce qui confère à l’homme sa supériorité sur le règne animal, c’est sa capacité à parler, à réfléchir et à bâtir des liens avec autrui. Nous sommes garants de notre humanité, et il incombe à chacun de bâtir ces liens, au delà de sa pratique, et de creuser un trou à travers les clivages pour ne pas briser la chaine de l’humanité.





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